En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer la meilleure expérience possible. En savoir plus

Ne plus voir ce message.
France Insights

La drôle de campagne 2017 : quelles conséquences pour la participation ?

Carine Marcé

Directrice associée, Kantar Public

Presidentielle 14.04.2017 / 14:00

ThinkstockPhotos-479484337

Au 1er tour de l’élection présidentielle, l’abstention depuis 30 ans tourne autour de 20 %, à part l’élection présidentielle de 2002 qui avec une abstention de près de 28 % fait figure d’exception.

Dans cette drôle de campagne pour l’élection de 2017, le niveau de l’abstention fait l’objet de nombreuses interrogations, la plupart des observateurs considérant qu’elle pourrait battre des records pour une élection présidentielle.

Grâce à notre dispositif d’enquête Kantar Sofres-onepoint réalisé pour LCI, RTL et Le Figaro, nous disposons d’un indicateur de la participation avec les personnes qui se déclarent « certaines d’aller voter ». Nous disposons également pour 2007 et 2012 d’un indicateur équivalent mais il convient d’être prudent dans la comparaison compte tenu du changement de mode de recueil, les enquêtes 2007 et 2012 ayant été réalisées par téléphone et celles de 2017 online. La comparaison des trois courbes de la proportion d’électeurs se déclarant certains d’aller voter au cours de l’année précédant l’élection est toutefois éclairante. 


2017.04.14-evolution -electeurs


Contrairement aux précédentes élections de 2007 et 2012, où la certitude  d’aller voter était en progression constante tout au long de l’année électorale, nous assistons pour cette élection 2017 à un phénomène tout à fait inédit :

  • Dès la fin de l’été, au début de la campagne de la primaire de la droite et du centre, la certitude d’aller voter au premier tour de l’élection présidentielle est très haute à 75 %. Elle demeure à ce niveau élevé pendant les trois mois de campagne et jusqu’au second tour de la primaire fin novembre 2016 ;
  • en janvier 2017, l’enquête réalisée à la veille du second tour de la primaire de la gauche et après les premières révélations sur l’affaire Fillon, enregistre un premier recul de la certitude d’aller voter qui passe  de 75 % à 71 % ;
  • dans les enquêtes de février et de début  mars, ce recul se confirme avec une baisse de la certitude d’aller voter  passant à 70 % en février et à 69 % début mars ;
  • l’enquête réalisée à la mi-mars à la veille du débat des 5 candidats sur TF1 montre au contraire une nette remontée de notre indicateur : 73 % des répondants se déclarent alors  «  certains d’aller voter ».
  • enfin dans notre enquête réalisée au lendemain du deuxième débat avec les 11 candidats, l’indicateur est quasiment stable avec 72 % de personnes «  certaines d’aller voter ». Les sympathisants Front de gauche et les sympathisants En Marche ! se montrent les plus motivés (84 % et 94 %) tandis que les sympathisants socialistes comme les sympathisants Les Républicains se montrent un peu  moins enthousiastes (76 % et 77 %).

Cette drôle de campagne aura donc produit pendant plusieurs mois un désengagement progressif du corps électoral qui s’est éloigné du scrutin. Si le sursaut observé à la mi-mars a  signé une nouvelle phase de la campagne avec une remobilisation des électeurs, le resserrement constaté dans les intentions de vote depuis quelques jours aura-t-il pour effet de provoquer un nouveau mouvement de mobilisation et de ramener encore plus d’électeurs vers les urnes ?

 

Source : Kantar Public

Derniers articles

Dimanche prochain, le 24 septembre, 61,5 millions d’électeurs allemands se rendront dans les urnes afin d’élire une nouvelle assemblée (le 19e Bundestag) et in fine un nouveau gouvernement.

L'étude Kantar Sofres réalisée pour l'ADMR révèle que 2/3 des Français (66%) soutiennent au moins une personne au sein de leur famille.

Les dernières données ComTech sur les ventes de smartphones pour les trois mois se terminant en mai 2017

Ce ne sont pas ceux dont l’on parle le plus, pourtant les smartphones bas et moyen de gamme sont ceux qui se vendent le plus en France, devant les célèbres Galaxy S de Samsung et iPhone d’Apple.

La vague de septembre de notre baromètre politique Kantar Sofres-onepoint pour le Figaro Magazine a été réalisée fin août 2017.

Contenus liés