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France Insights

Quand les nouveaux médias parlent de la présidentielle aux Millenials

Chloé Bion

International News Editor, Kantar Media

Presidentielle 06.04.2017 / 10:56

le grand débat

La campagne ne se déroule pas uniquement à la une des journaux et sur les matinales radio. En 2017, la présidentielle bat évidemment son plein sur le web, notamment sur les supports à destination des Millenials.

Pour ces médias nouvelle génération, il ne s’agit pas de suivre la campagne au jour le jour en se contentant de reprendre l’information publiée dans les médias traditionnels mais plutôt de proposer des contenus décalés, destinés aux moins de 35 ans et susceptibles d’être partagés sur les réseaux sociaux. Et pour cela, la vidéo est le format idéal. Ainsi, plutôt que de commenter tous les rebondissements de l’affaire Fillon, Brut, un média créé en novembre dernier et présent uniquement sur les réseaux sociaux, publie une vidéo de trente secondes sur « François Fillon et l’éthique en politique », qui a fait plus de 16 000 vues sur Youtube. Pour les candidats, être présents sur ces nouveaux médias, c’est aussi un moyen de faire grimper leur capital sympathie. Benoît Hamon, Philippe Poutou, Nicolas Dupont-Aignan et Jacques Cheminade se prêtent ainsi au jeu du Fast & Serious de Konbini qui grimpe à 2,7 millions de vues pour le candidat socialiste et 1,2 million pour l’interview hashtag d’Emmanuel Macron. Le but n’est pas tant de détailler son programme que de répondre du tac au tac dans des vidéos pop. Mais sur le web, qui aime bien châtie bien. On peut lire sur Topito le« Top 11 des preuves que Macron est un candidat antisystème » ou le« Top 10 des preuves que Dupont-Aignan est un punk, mais genre un dur de dur ». Quand les meetings des candidats sont évoqués, c’est plutôt pour les détourner et les parodier sur fond de musique kitsch.

Lost in election

Les nouveaux médias ne se contentent pas de faire le buzz, ils se donnent parfois pour mission de mettre les outils du web au service des électeurs perdus ou de démêler les intox dans les discours policés des candidats. Le site de bon plan My Little Paris s’est ainsi associé à Voxe.org afin de décrypter les programmes des candidats et déblayer les grandes thématiques de la campagne. Leur point de départ est simple : un électeur sur deux ne sait toujours pas pour qui voter. Voxe.org, qui se définit lui-même comme « la boîte à outils du citoyen connecté » va plus loin en mettant à disposition des internautes un comparateur de programme et le premier « bot électoral », comprenez un programme informatique qui répond à vos questions et vous envoie les dernières infos sur une messagerie électronique.

Voxbot 2 

Mais aussi…

Quand Manuel Valls penche pour Macron, les médias s’emballent

Du côté des médias traditionnels, la décision de Manuel Valls de voter pour Emmanuel Macron au 1er tour alors qu’il s’était engagé à soutenir le vainqueur de la primaire est largement commentée. Au-delà d’affaiblir la campagne de Benoît Hamon, point sur lequel la presse semble s’accorder, c’est surtout l’avenir du Parti socialiste qui fait couler beaucoup d’encre. Les unes se suivent et se ressemblent. « La fin d’un parti ? » titreLa Croix,« Valls rallie Macron et plonge le PS dans le chaos » pourLe Figaro quandLe Monde parle de « dynamite ». Alors que l’historien Gérard Grunberg considère dansLa Croixque « pour le PS, une époque est en train de se clore », de l’autre côté de la page, le chercheur Thibaut Rioufreyt reste prudent car, selon lui, « s’il avait dû exploser, cela se serait produit au moment de sa déroute aux élections municipales de 2014 et départementales de 2015 ».

Le cabinet noir de la place Beauveau fait débat

Les accusations de François Fillon sur un « scandale d’Etat » et l’existence d’un « cabinet noir » pour expliquer la source de ses ennuis judiciaires, s’appuyant sur le livreBienvenue Place Beauvau,a provoqué de vives réactions dans l’ensemble des médias.Le Figaronote que les proches du candidat se félicitent de ce changement de stratégie dans sa campagne. «Sur le terrain, le retour est excellent», affirme ainsi Eric Ciotti, qui se félicite que François Fillon ait dénoncé ce «scandale démocratique».  Point de vue différent pourLibérationqui considère que le candidat a versé «dans le complotisme à un niveau jamais atteint».

Source : Kantar Media

Notes de la rédaction

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Député de Seine-et-Marne durant la XIVe législature, Emeric Bréhier est aussi directeur de l’Observatoire de la vie politique au sein de la Fondation Jean Jaurès. Entre deux moments forts de notre vie démocratique, il dresse un bilan de la séquence présidentielle et porte un regard critique sur les enjeux politiques à venir.

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