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France Insights

Baromètre politique (mars 2017) : un paysage politique monopolisé par les candidats à l'élection présidentielle

Carine Marcé

Directrice associée, Kantar Public

Politique 02.03.2017 / 09:00

Réalisé fin février, le baromètre Kantar Sofres-OnePoint pour le Figaro Magazine s’inscrit dans le contexte d’une hypothétique candidature unique de la Gauche entre Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et Yannick Jadot, qui a conduit au retrait du candidat écologiste en faveur du candidat socialiste, et a été effectué après le ralliement de François Bayrou à Emmanuel Macron.

À moins de deux mois du premier tour de l’élection présidentielle, cette vague enregistre en tête du classement les candidats les plus importants, soulignant leur entrée en campagne.

Un paysage électoral monopolisé par les candidats à l'élection, Emmanuel Macron en tête

Emmanuel Macron, fort du ralliement de François Bayrou, est en tête du baromètre pour le troisième mois consécutif. En effet, 40% des Français souhaitent lui voir jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir, en hausse de 2 points depuis le mois dernier. Toutefois, cette cote d’avenir cache des différences importantes entre les sympathisants de gauche, chez qui elle progresse (43%, +4 points) et plus particulièrement les sympathisants du Parti socialiste (PS) (53%, +9 points), et les sympathisants de droite, parmi lesquels elle diminue fortement (32%, -13 points).

Au coeur d’un appel au rassemblement de la Gauche finalement abandonné, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon sont en baisse. En deuxième position de notre baromètre, le candidat socialiste recueille ce mois-ci une cote d’avenir de 30%. La dynamique importante dont il avait bénéficié à la suite de la Primaire de la Gauche (+14 points en février) marque donc le pas avec une baisse de trois points, même s’il reste apprécié par la majorité des sympathisants de gauche (52%). Jean-Luc Mélenchon quant à lui accuse une baisse plus importante : à 28%, sa cote d’avenir baisse de 5 points, particulièrement auprès des sympathisants PS (37%, -8 points). Néanmoins, comme pour Benoît Hamon, près d’un sympathisant de gauche sur deux souhaite lui voir jouer un rôle important (47%). Enfin, alors qu’il a annoncé son retrait au profit de Benoît Hamon, la cote d’avenir de Yannick Jadot est en forte hausse (14%, +8 points).

François Fillon reste à un niveau similaire au mois dernier, marqué par le « Penelopegate » : sa cote d’avenir est de 26%, en baisse d’un point depuis février. Toutefois, elle augmente parmi les sympathisants Les Républicains (LR) (76%, +7 points). Alain Juppé continue d’avoir une cote d’avenir au même niveau que les candidats, alors qu’il a exclu d’être un recours au possible retrait de François Fillon. Sa cote d’avenir s’élève effectivement à 30% (+2 points), et est particulièrement en hausse chez les sympathisants LR (53%, +7 points).

L'exécutif en légère baisse

Du côté de l’exécutif, le président de la République et le Premier ministre enregistrent des niveaux légèrement plus faibles qu’en février. 16% des Français font confiance à François Hollande pour résoudre les problèmes qui se posent en France (-2 points), contre 82% qui ne lui font pas confiance. Malgré cette légère baisse, sa cote de confiance parmi les sympathisants de gauche est en hausse de 6 points (36%), et de 5 points chez les sympathisants PS (46%). Bernard Cazeneuve, quant à lui, enregistre une cote de confiance de 29%, égale à la vague du mois dernier, contre 65% qui ne lui font pas confiance (+5 points).

L'image des partis à un niveau stable et peu élevé

Après avoir bénéficié d’une amélioration après la Primaire de la Droite et du Centre, l’image du parti Les Républicains est en baisse. En effet, près d’un quart des Français (27%) en a une bonne opinion, soit une baisse de 4 points depuis décembre, contre 58% qui en ont une mauvaise (+6 points). Les Républicains se trouvent donc dans une situation similaire au PS, qui dispose d’une bonne opinion auprès de 27% des Français comme en décembre, et d’une mauvaise auprès de 60% d’entre eux (+1 point). Le FN, quant à lui, est le parti dont les Français ont la moins bonne opinion. En effet, si 23% d’entre eux en ont une bonne opinion (+3 points), 68% en ont une mauvaise (-1 point), soit le niveau le plus élevé parmi tous les partis.

Le pessimisme des Français dans la moyenne des dernières années

« Les choses ont tendance à aller plus mal pour la France et les Français » selon une grande majorité des Français : 77% d’entre eux ont cette impression (+1 point depuis décembre), contre 9% seulement pour qui les choses vont en s’améliorant (-1 point). Ce niveau élevé correspond à la moyenne des dix dernières années mais est plus exprimé par les sympathisants de droite (85%, comme en décembre) que par les sympathisants de gauche (72%, +4 points).

Voir l'ensemble des résultats ci-dessous :

Source : Kantar Public

Notes de la rédaction

Enquête Kantar Sofres/OnePoint réalisée du 23 au 27 février 2017, pour Le Figaro Magazine, auprès d’un échantillon national de 1 000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile par le réseau des enquêteurs de KANTAR. Méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne de référence) et stratification par région et catégorie d’agglomération.

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