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France Insights

Les valeurs et l'influence de l'Europe (Allemagne)

Édouard Lecerf

Directeur Politique et Opinion

Politique 02.03.2017 / 12:00

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Alors que l’équilibre politique et économique international se trouve perturbé, certains analystes laissent entendre que l’Union européenne a parfois du mal à trouver sa place et à faire entendre sa voix sur la scène mondiale.

« L'Europe est à la croisée des chemins après le vote du Brexit et les Allemands retrouvent leur adhésion à l'Europe ». Telle est la conclusion de la vague Eurobaromètre post-Brexit, confirmant la tendance déjà observée d'une forte augmentation du soutien des Allemands à l'UE depuis le référendum sur le Brexit.

Après le Brexit, le soutien des Allemands à l'Europe se renforce

Cela peut paraître à première vue surprenant, puisque moins d'un Allemand sur cinq (19%) estime que les choses vont dans la bonne direction dans l'UE. Mais bien qu'ils ne soient pas convaincus par l'orientation actuelle de l'Europe, très peu d'Allemands (17%) pensent que l'Allemagne pourrait mieux faire en dehors de l'UE. A un niveau proche de celui observé aux Pays-Bas (17%), il s'agit d'une proportion bien plus faible que dans d'autres pays comme la France (31%), la Pologne (37%), l'Italie (45%) et, en particulier, le Royaume-Uni (48% à l'automne 2016, quelques mois après le referendum). Depuis l'automne 2015, alors que le chiffre s'élevait à 30%, ces perceptions négatives ont sensiblement diminué en Allemagne.

Les Allemands sont plus nombreux que les autres Européens à juger que la voix de l'UE compte dans le monde (72%) et que les intérêts de l'Allemagne sont pris en compte dans l'UE (64%). Dès lors, il n'est pas surprenant que les Allemands soient aussi plus enclins que les autres Européens à penser que l'UE a une plus grande influence politique que ses principaux concurrents (par exemple les Etats-Unis, la Russie ou la Chine), aujourd'hui mais aussi quand ils imaginent la situation en 2030.

S'agissant de l'image de l'UE, les Allemands l'associent principalement à la liberté de voyager, d'étudier et de travailler n'importe où dans l'UE (56%), à l'euro (49%) et à la paix (48%). Cependant, la bureaucratie (39%), le gaspillage d'argent (34%) et la criminalité (29%) sont plus souvent mentionnés que la protection sociale (7%) et la prospérité économique (16%). Ces résultats ont peu changé ces dernières années.

Il est donc clair aujourd'hui que les Allemands ne suivent pas les traces des partisans du Brexit mais commencent plutôt à réajuster leur relation avec l'UE. Sans changer fondamentalement leurs perceptions personnelles de l'UE, ils sont de plus en plus conscients de faire partie d'un monde connecté, où la force combinée de l'UE a plus d'influence qu'un pays agissant seul. Prenons garde toutefois à ne pas céder à l'autosatisfaction. Le fait que l'UE ne soit pas associée à des sujets importants comme la protection sociale ou la prévention de la criminalité témoigne en creux de l'approche qui devrait être adoptée  - du point de vue allemand – pour renforcer les fondements de l'Union européenne.

Ingo Leven
Kantar Public Allemagne

Source : Kantar Public

Notes de la rédaction

Cette note est publiée par le Centre Kantar sur le futur de l'Europe qui vise à contribuer au débat public sur l'Europe. Notre travail s’appuie sur les connaissances et les analyses de nos experts nationaux, et en particulier des données tirées de l'étude Eurobaromètre de la Commission européenne.

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