En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer la meilleure expérience possible. En savoir plus

Ne plus voir ce message.
France Insights

Le dur constat de la jeunesse européenne

Édouard Lecerf

Directeur Politique et Opinion

Société 27.10.2016 / 15:30


Kantar
  • SAVE
  • Fermer

    PARTAGER AVEC VOS AMIS

  • EMBED
    Fermer

    Copiez le code suivant pour intégrer le tableau dans votre page web, blog ou BBS.

Génération marginalisée et souvent mal préparée : le dur constat de la jeunesse européenne

Avec un taux de chômage en moyenne deux fois plus élevé chez les moins de 25 ans que dans l’ensemble de la population européenne (il touche près d’un jeune sur 5 – source Eurostat), ces derniers ont logiquement le sentiment que la crise économique marginalise et exclue leur génération. 

Près de 6 jeunes européens sur 10 (57%) partagent ce sentiment dans une enquête réalisée en avril 2016 par Kantar Public pour le Parlement européen auprès de plus de 10.000 personnes âgées de 16 à 30 ans. Particulièrement élevée dans les pays les plus largement touchés par la crise, cette opinion est dominante au sein de 20 pays sur les 28 dans lesquels l’enquête a été réalisée. Ce constat amer concerne la quasi-totalité des jeunes Grecs (93%), près de 8 Espagnols sur 10 (79%), les deux tiers des Français (66%), environ la moitié des Britanniques de la même génération (53%) mais seulement un quart des jeunes Allemands (27%).

Si la crise apparait comme le premier vecteur de cette marginalisation, les jeunes européens se montrent également critiques à l’égard du système éducatif de leur pays. Si 59% d’entre eux le jugent adapté au monde du travail, ils sont 38% à estimer le contraire. La critique l’emporte même dans un groupe de 9 pays, au premier rang duquel se situe la Grèce (74%) mais où l’on retrouve aussi la France (57% de sentiment d’inadaptation, contre 42%) et l’Espagne (58% contre 37%). A l’inverse, les jeunes de Suède (81%), des Pays-Bas et du Danemark (79%), d’Allemagne (74%) et du Royaume-Uni (72%) portent un regard largement positif sur la capacité de leur système éducatif à préparer au monde du travail. 

Dans ce contexte, un tiers (32%) des jeunes interrogés envisage d’étudier ou de travailler dans un autre pays que le leur. L’analyse des pays où cette tentation est importante - ou à l’inverse réduite - est révélatrice de motivations différentes à l’égard de ce type de mobilité. La mobilité peut ainsi apparaître « choisie » (au sein de populations plutôt satisfaites de leur système de formation : la Suède, la Finlande) ou à l’inverse « contrainte » (la Grèce, la Bulgarie, Chypre). Elle est logiquement moins souvent envisagée dans des pays comme l’Allemagne ou les Pays-Bas qui n’en ressentent pas le besoin.

 

Source : Kantar Public

Notes de la rédaction

Retrouvez nos études sur le site du Parlement européen.

N'oubliez pas de nous suivre sur Twitter : @Kantar_FR et de vous et enregistrer à notre newsletter pour ne rater aucune de nos études.

Derniers articles

Dimanche prochain, le 24 septembre, 61,5 millions d’électeurs allemands se rendront dans les urnes afin d’élire une nouvelle assemblée (le 19e Bundestag) et in fine un nouveau gouvernement.

L'étude Kantar Sofres réalisée pour l'ADMR révèle que 2/3 des Français (66%) soutiennent au moins une personne au sein de leur famille.

Les dernières données ComTech sur les ventes de smartphones pour les trois mois se terminant en mai 2017

Ce ne sont pas ceux dont l’on parle le plus, pourtant les smartphones bas et moyen de gamme sont ceux qui se vendent le plus en France, devant les célèbres Galaxy S de Samsung et iPhone d’Apple.

La vague de septembre de notre baromètre politique Kantar Sofres-onepoint pour le Figaro Magazine a été réalisée fin août 2017.

Contenus liés