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France Insights

Comment Facebook a agacé les éditeurs de presse

Emilie Lhoste

Consultante Médias

Digital 18.07.2016 / 08:00

Facebook

L’annonce par Facebook d’un changement d’algorithme a fait bondir ses partenaires éditeurs de presse. Explications.

Les éditeurs de presse ayant passé un accord avec Facebook font grise mine. La firme de Menlo Park a annoncé une modification de son algorithme qui sonne pour certains comme une véritable bombe à retardement. Facebook, qui se dit plus que jamais attaché à sa mission première de « connecter les gens », entend redonner aux statuts et photos de vos amis une place prépondérante, au détriment des articles.

Selon le réseau social, les utilisateurs se seraient en effet émus des derniers changements intervenus sur leur fil d’actualité, où les articles de presse et les vidéos de sites partenaires sont venus peu à peu prendre la part belle sur les contenus plus personnels. À en croire Libération, la quantité de contenus concernant les proches aurait ainsi baissé de 21% entre 2014 et 2015. La tendance s’est encore renforcée ces derniers mois avec l’offensive « Facebook Live » et la multiplication des vidéos en direct.

En réponse à ces doléances d’utilisateurs, Facebook va donc déployer un nouvel algorithme pour le fil d’actualité afin de redonner la priorité aux publications qui constituent son ADN. Les articles de presse et autres contenus médias devraient être relégués au second rang et n’apparaître régulièrement que si l’utilisateur est abonné à la page de l’éditeur de contenus ET a demandé à conserver les actus dans son fil.

Évidemment, pour les éditeurs, c’est la soupe à la grimace. Les médias multiplient ces derniers jours les tutoriels pour tenter de limiter la casse. Le New York Times, l’un des partenaires les plus prestigieux de Facebook, fustige les « bricolages constants » opérés sur la mystérieuse formule qui gère le fil d’actualité et dénonce l’attitude ambivalente de Facebook. Le réseau social, lui, anticipe clairement une baisse du trafic venant du site vers certaines pages.

Si les médias traditionnels devraient être touchés, les répercussions pourraient être bien plus dramatiques pour les sites d’infotainment et autres médias digitaux, dont l’audience – et le business model – s’appuie très largement sur le trafic venu des réseaux sociaux. Globalement, plus de 40% du trafic recensé sur les sites d’actualités viendrait de Facebook. Mais pour les BuzzFeed et autres Vice, la relation de dépendance à Facebook est bien plus forte.

Comme le souligne le journaliste spécialiste des médias Michael Wolff, cette annonce s’apparente à une (douloureuse) piqûre de rappel : malgré un mariage de raison, les médias et Facebook ne partagent pas tout à fait les mêmes intérêts.

 

Source : Kantar Media

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