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France Insights

Snapchat attaqué en justice sur ses contenus

Emilie Lhoste

Consultante Médias

Digital 15.07.2016 / 13:15

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Les réseaux sociaux sont-ils pleinement responsables des contenus postés par les utilisateurs et les éditeurs ? Cette semaine, cette question cruciale se pose directement à Snapchat.

Pour le réseau au petit fantôme, la problématique naît d’une plainte déposée en recours collectif aux États-Unis.

Les plaignants estiment que le contenu de nombreux articles présents sur la plateforme « Discover » n’est pas adapté au public de Snapchat, bien souvent très jeune. Sont incriminés de multiples contenus aux titres explicites publiés par les médias partenaires comme Vice, BuzzFeed ou encore Cosmopolitan. Parmi les posts les plus emblématiques, la plainte cite un article de BuzzFeed détournant certains des personnages les plus célèbres de la galaxie Disney dans un article à caractère franchement sexuel.

La défense de Snapchat ? « Nos partenaires de Discover jouissent d’une indépendance éditoriale, ce que nous soutenons ». Mais voilà, les plaignants demandent que Snapchat mettent en place davantage de garde-fous, parmi lesquels une option de contrôle parental ainsi qu’une mise en garde contre les contenus potentiellement choquants pour les plus jeunes de ses 150 millions d’utilisateurs.

Il en faudra certainement plus pour détourner les annonceurs de l’application à succès. En effet, selon le magazine spécialisé Adweek, les marques dépensent sans compter pour voir leurs filtres sponsorisés apparaître sur la plateforme. Depuis le début de l’année, les studios Sony Pictures, Universal Studios et Pixar ont eu recours à ce type de campagne événementielle pour promouvoir la sortie de leurs derniers opus. Les filtres sont également populaires auprès des marques cosmétiques, dont L’Oréal, Urban Decay et Benefit.

Un engouement qui fait flamber les prix : ainsi, un filtre disponible 24 heures sur Snapchat se monnaierait 600 000 dollars, pour grimper jusqu’à 750 000 dollars pendant les périodes à fort potentiel (jour ferié, événement sportif etc.). Les marques comptent ensuite sur l’effet de la viralité pour faire le reste et toucher des millions d’utilisateurs connectés sur le réseau social.

Source : Kantar Media

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