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France Insights

Media Week Report - 1er mars

Giulia Guglielmi

Chargée de veille média

Digital 25.02.2019 / 10:41

Médias

Par Giulia Guglielmi et Gwenaelle Lepeltier

Cette semaine, le Media Week Report vous explique comment Netflix continue à révolutionner l’industrie du mobile et celle du cinéma. Quant à YouTube, il se bat, encore et toujours, pour une plus grande respectabilité, tout comme Pinterest, en pleine intensification de ses préparatifs pour une possible introduction en Bourse fin juin. Twitter voit pour sa part l’un de ses cofondateurs quitter le conseil d’administration, signant ainsi ce que Les Echos appelle « l'épilogue d'une longue rivalité, symbole de la difficile gouvernance » du réseau social à l’oiseau bleu.

Quand Netflix révolutionne les écrans des téléphones, et peut-être bientôt le cinéma 

Selon Les Echos, après avoir beaucoup misé sur la photo, les fabricants de mobiles mettent sur le marché les premiers téléphones adaptés à l'ère des contenus vidéo incarnée par Netflix. Après Samsung et Huawei, qui ont tous les deux présenté des téléphones aux écrans (dé)pliables permettant aux utilisateurs de regarder une série sur un écran beaucoup plus large, Sony a lancé, à l’occasion du Mobile World Congress de Barcelone, trois nouveaux téléphones, dont le smartphone Xperia 1 à l’écran 21/9e, le format du cinéma.

« La vidéo est la raison d’être des smartphones pliables. Plus les écrans sont larges, plus l’on regarde des contenus type Netflix sur son smartphone », explique Neil Mawston, analyste chez Strategy Analytics. La logique est la même pour l’écran 21/9e de Samsung. « Cela permettra de visionner un film sans aucune bande noire des deux côtés de l'écran », explique Jean-Raoul de Gélis, directeur général de Sony Mobile en France. « L'image recouvre l'intégralité de l'écran. Nous voulons proposer autour du contenu quelque chose qui aujourd'hui n'existe pas », ajoute-t-il.

Tandis que les fabricants de smartphones s’adaptent à l’ère Netflix – et pourraient même, selon Les Echos, chercher à nouer des alliances avec des plateformes de streaming en offrant, par exemple, un abonnement gratuit les premiers mois – l’industrie du cinéma reste – à l’instar des Oscars – un peu plus frileuse.

Financé par Netflix, Roma – qui avait déjà décroché le Lion d’Or à la Mostra de Venise – était le film favori pour les Oscars, mais l'académie lui a dénié la principale récompense au profit de Green Book, produit par Universal. Selon Numerama, pour atteindre la récompense suprême, Netflix s’était pourtant lancé dans la course au lobbying avec beaucoup de moyens – avec un budget communication de 25 à 30 millions de dollars pour un film n’ayant coûté que 15 millions de dollars. Roma a cependant décroché trois Oscars – celui du meilleur réalisateur, de la meilleure photographie, et du meilleur film étranger – preuve en est, selon Numerama, que Netflix n’est plus un outsider et incarne un changement inéluctable dans les pratiques de visionnage et de consommation.  

YouTube, en quête de respectabilité 

D’après le Wall Street Journal, plusieurs sociétés, dont Nestlé, McDonald’s et l'éditeur du jeu Fortnite, Epic Games, ont suspendu leurs publicités sur YouTube après la diffusion, par le blogueur Matt Watson, d’une vidéo visant à démontrer que le problème des commentaires pédophiles sous des vidéos YouTube montrant des enfants n’est pas encore réglé. Selon Le Monde, Matt Watson explique comment « l’algorithme de recommandation de YouTube facilite la possibilité pour les pédophiles d’entrer en contact entre eux, d’échanger des informations sur les enfants et de publier des liens vers de vrais contenus pédophiles dans les commentaires ».

« Tout contenu – y compris les commentaires – qui met en danger des mineurs est odieux et nous avons des règles claires les interdisant sur YouTube. Nous avons immédiatement pris les mesures correspondantes, en supprimant des chaînes et des comptes, en signalant toute activité illégale aux autorités et en désactivant les commentaires sur des dizaines de millions de vidéos incluant des mineurs », a indiqué YouTube suite à cette nouvelle polémique.

Selon Le Monde, YouTube a également annoncé que les « vidéos avec des mineurs et à risque de faire l’objet de commentaires prédateurs » verraient désormais leur monétisation limitée – et ne pourraient recevoir que peu ou pas de publicité.

Egalement accusés de mettre en avant les messages de désinformation sur les vaccins, YouTube et d’autres réseaux sociaux tels que Pinterest ont annoncé de nouvelles mesures, indique Stratégies. Tandis que YouTube choisit de démonétiser les vidéos anti-vaccination, Pinterest déréférence, pour l’instant, tous les contenus liés à la vaccination. Des mesures radicales pour Pinterest qui cherche, avec l’approche d’une introduction en Bourse, à se construire une image d’acceptabilité anti fake news qui pourrait plaire aux futurs actionnaires !  

Pinterest, vers une possible cotation en Bourse fin juin 

D’après le Wall Street Journal, Pinterest – une start-up lancée en 2010 – a déposé un dossier auprès du régulateur boursier américain (SEC, Security Exchange Commission), en vue d’une cotation en Bourse fin juin.

Comme Uber, Lyft, Slack ou Airbnb, qui pourraient faire leur entrée en Bourse prochainement, Pinterest fait partie des licornes, ces start-up non cotées qui pèsent au moins un milliard de dollars. En juin 2017, à la suite d'une levée de fonds de 150 millions de dollars, Pinterest a été valorisé 12,3 milliards de dollars – et son entrée en Bourse pourrait donc valoriser l’entreprise à 12 milliards de dollars au moins.

Estimée à 12,3 dollars par action, Pinterest est en dixième position dans le dernier classement des licornes établi par le cabinet spécialisé CB Insights. Si Pinterest revendique 250 millions d’utilisateurs mensuels, majoritairement en dehors des Etats-Unis, l’entreprise peine à monétiser ses contenus. La question est désormais de savoir si Pinterest parviendra à convaincre les investisseurs. A suivre !  

Twitter, l’un des cofondateurs quitte le conseil d’administration 

Evan Williams, cofondateur de Twitter avec Jack Dorsey, Biz Stone et Noah Glass, quittera le conseil d’administration du réseau social à la fin du mois de février, indique The Verge.

Evan Williams, qui fut également PDG de l’entreprise entre 2008 et 2010, était, selon Les Echos, le dernier des quatre fondateurs à siéger au conseil d'administration avec l'actuel patron Jack Dorsey – son adversaire de longue date. Ce départ marque donc, selon le journal français, « l'épilogue d'une longue rivalité, symbole de la difficile gouvernance de Twitter ».

« Ce furent treize années incroyables et je suis très fier de ce que Twitter a réussi à faire durant mon temps passé au sein de l’entreprise », écrit Evan Williams dans un document déposé auprès du régulateur boursier américain (SEC, Securities and Exchange Commission).

Twitter traverse une phase difficile. Comme d’autres réseaux sociaux, la plateforme se voit reprocher d’encourager la diffusion d’infox ou de messages haineux et violents. Si l’entreprise a promis de faire de l’opération de nettoyage du réseau une priorité, elle a du mal à attirer de nouveaux utilisateurs – et ce malgré un premier exercice bénéficiaire en 2018.

Source : Kantar Media

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