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France Insights

Media Week Report - 29 mars 2019

Giulia Guglielmi

Chargée de veille média

Digital 01.04.2019 / 10:36

MWR 29 mars 2019

Par Ambre Limousi et Gwenaelle Lepeltier

Cette semaine, le Media Week Report fait la part belle à Apple, qui dévoile son très attendu service d’abonnement vidéo Apple TV+, et à la réforme européenne du droit d’auteur adoptée ce mardi par le Parlement européen. En France, tandis que le marché de la communication retrouve son niveau d’avant la crise de 2007, le marché publicitaire est boosté par la croissance digitale.

Apple TV+, le tant attendu service d’abonnement vidéo d’Apple, s’adresse surtout aux clients de la marque

Dans le cadre de l’AppleEvent, Apple a dévoilé le tant attendu service d’abonnement vidéo Apple TV+ – à côté d’autres services à forte valeur ajoutée qui devraient l’aider, selon Meta Media, à augmenter son revenu moyen par utilisateur (ARPU) et à retrouver la croissance (comme l’appli Apple TV, nouvelle formule, qui devient disponible sur une multitude de nouvelles plateformes ; Apple TV Channels, un service d'abonnement à des chaînes de contenus tierces ; Apple News+, service d’abonnement à la presse en ligne ; et Apple Arcade, un service donnant accès à plus 100 jeux exclusifs).  

Disponible cet automne dans plus de 100 pays, le service Apple TV+ – dont les tarifs ne sont pas encore connus – proposera des séries exclusives produites par de grandes stars hollywoodiennes comme Steven Spielberg, J.J. Abrams, Oprah Winfrey ou Jennifer Aniston.

Selon Meta Media, Apple souhaite à présent convaincre ses propres utilisateurs – mais aussi ceux des autres plateformes – de « s’abonner à » et non « d’acheter » l’une de ses 5 nouvelles offres de service citées plus haut, lui assurant ainsi des revenus récurrents tout au long de l’année. Par ailleurs, selon Les Echos, l’offre streaming d’Apple – qui n’a pas prévu d’investir les 20 milliards de dollars par ans de Netflix – s’adresse plutôt aux clients de la marque. Pour beaucoup d'analystes, la puissance de Netflix et l'avance qu'il a prise protège le géant du streaming de toute relégation en seconde division… en tout cas à moyen terme.

De son côté, Google a démenti une rumeur, lancée par Bloomberg, selon laquelle YouTube aurait abandonné l’idée de créations originales pour son service YouTube Premium. Selon un porte-parole de YouTube, cité par The Verge, si les deux séries Origin et Overthinking with Kat & June ont bien été annulées, le projet qu’a YouTube de créer des contenus originaux de haute qualité reste inchangé ; ce qui change, c’est la stratégie de YouTube pour monétiser ces contenus – l’entreprise semblant désormais miser, non plus sur les abonnements, mais sur la publicité.

La nouvelle édition de l'étude internationale DIMENSION, de Kantar Media, qui sort le 9 avril, aborde justement la problématique des modèles économiques des médias avec l'essor de l'abonnement.

Face aux Gafa, l’Europe persiste et réforme le droit d’auteur

Après d’intenses tractations très suivies par les lobbys de tous bords, les eurodéputés ont approuvé mardi 26 mars la réforme européenne du droit d’auteur, très attendue par la presse et les artistes, mais honni par les Gafa et les défenseurs de la liberté sur Internet. Adopté par 348 voix contre 274, le nouveau texte entend adapter à l'ère du numérique la législation européenne du droit d'auteur, datant de 2001... Une époque où YouTube, détenu par Google, n'existait pas encore, explique Le Figaro.

Fruit d’un compromis obtenu de haute lutte entre la Commission, le Conseil et le Parlement, la réforme entend créer un « droit voisin » du droit d’auteur pour les éditeurs de presse, permettant ainsi aux médias d’être rémunérés par les géants du Web ou les réseaux sociaux. Elle doit également permettre de renforcer la position de négociation des créateurs et ayants droit face aux plateformes comme YouTube ou Tumblr, qui utilisent leurs contenus, expliquent Le Monde et Les Echos. A noter : les utilisateurs ne sont pas directement visés par cette réforme, rappelle Europe 1.

Les partisans du texte qui a été adopté saluent une réforme équilibrée et une journée historique pour la culture et l’Europe, note ActuaLittéLe ministre de la Culture Franck Riester a ainsi remercié les députés pour ce vote : « Cette directive comporte des avancées décisives et marque un premier pas vers une plus grande responsabilisation des plateformes (…). Le message porté par l’Union européenne est clair : tous les acteurs qui interviennent sur le marché européen doivent respecter nos préférences collectives ». 

Les Etats ont maintenant deux ans pour transposer ce texte dans les législations nationales, la directive leur laissant une certaine marge d’appréciation quant à la façon de satisfaire les objectifs du texte. Elle « lie tout Etat membre destinataire quant au résultat à atteindre, tout en laissant aux instances nationales la compétence quant à la forme et aux moyens », rapporte Numerama. La réforme n’a donc vraisemblablement pas fini de faire parler d’elle.

La croissance digitale booste le marché publicitaire, tandis que marché de la communication retrouve son niveau d’avant la crise de 2007

Selon le Baromètre Unifié du Marché Publicitaire publiés par Kantar Media, l'Irep et France Pub, le marché français de la communication a retrouvé en 2018, à 33,3 milliards d'euros, son niveau d'avant la crise financière de 2007.

Sur ce total, les médias (web, télévision, presse, radio, affichage et cinéma) ont capté 12,2 milliards d'euros (hors annuaires, courrier publicitaire et imprimés sans adresse), tandis que les marchés dits hors médias (marketing direct, promotion, PLV, RP, foires et expositions, sponsoring) ont atteint 18,7 milliards d'euros, un montant stable sur un an.

Quant au marché publicitaire des médias incluant le digital, il s’élève à 14,4 milliards d’euros, en progression de 4,2 % par rapport à 2017.

Cette augmentation est principalement due la progression d'Internet (+17 % par rapport à 2017) qui a notamment été tirée par le display social (+63 %) et le search (+11 %) selon l'Observatoire de l'e-pub SRI réalisé par PwC, en partenariat avec l'Udecam.

La croissance provient également de la télévision, le marché publicitaire de la télévision étant en progression de 2,4 % comparé à 2017, « en particulier grâce aux excellentes performances du parrainage et du digital » précise Kantar Media.

Source : Kantar Media

Notes de la rédaction

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