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France Insights

La perception du Brexit en France et en Europe

Emmanuel Rivière

CEO Kantar, Division Public, France

Politique 08.10.2019 / 12:00

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A presque 3 semaines de la date fixée du Brexit et alors qu’aucun accord n’a été trouvé, Kantar et le Centre Kantar sur le Futur de l’Europe ont interrogés les Français mais aussi les Allemands, Néerlandais, Irlandais, Espagnols et Polonais sur leur perception du Brexit.

Le Brexit, une mauvaise chose pour des Français qui se montrent relativement intransigeants quant aux négociations à venir

4 Français sur 10 (40%) considèrent que le Brexit est une mauvaise chose, soit un constat bien moins partagé qu’en Allemagne (74%), République d’Irlande (73%) et dans une moindre mesure en Espagne (68%), aux Pays-Bas (58%) et en Pologne (55%).

Près d’1 Français sur 2 (46%) considère que le Royaume-Uni quittera l’UE au 31 octobre 2019 que cela soit avec (16%) ou sans accord (30%) même si un niveau important d’incertitudes demeure : un quart des Français (25%) n’arrive en effet pas à se positionner.

Alors que l’issue du Brexit est toujours incertaine, les Français se montrent relativement intransigeants sur l’attitude à adopter dans la cadre des négociations en cours : ils sont 37% à ne pas être d’accord (dont 21% à ne pas être d’accord du tout) avec la possibilité de renégocier un accord (contre 39% qui y sont favorables) et 57% à penser que l’UE ne devrait pas autoriser un nouveau report du Brexit.

Ils le sont toutefois bien moins que leurs voisins d’Outre-Rhin, dont les deux tiers ou presque refusent à la fois une renégociation de l’accord (62%) mais aussi un report du Brexit (66%).

Un impact du Brexit relativement restreint et d’abord limité au Royaume-Uni

Il ne fait aucun doute pour les Français comme pour les Européens interrogés qu’un Brexit sans accord serait dommageable pour le Royaume-Uni alors qu’ils sont plus partagés sur l’impact que cela aurait pour l’UE et pour leur pays.

  • 38% considèrent qu’avec un Brexit sans accord cela ira moins bien pour l’UE, quand 35% pensent que cela ne changera rien.
  • 33% considèrent qu’avec un Brexit sans accord cela ira moins bien pour la France, quand 39% pensent que cela ne changera rien.

Sur ces deux sujets, ils se distinguent de leurs homologues européens puisque la majorité des Allemands, des Espagnols et des Néerlandais notamment considèrent qu’avec cette issue cela irait moins bien pour l’UE mais aussi pour leur pays.

En France comme dans les autres pays européens à l’exception de l’Irlande, l’impact personnel n’est, pour sa part, anticipé. Un brexit sans accord le 31 octobre ne changerait rien pour 65% des Français interrogés.

Des Français partagés sur l’organisation d’un référendum portant sur l’appartenance de la France à l’UE et qui le cas échéant voteraient pour son maintien

Les Français sont extrêmement partagés sur la tenue d’un référendum sur l’appartenance de leur pays à l’UE : 37% y sont favorables (dont 18% tout à fait favorable), 30% y sont opposés (dont 18% tout à fait opposé) et 23% ni favorables ni opposés.

Dans l’hypothèse de celui-ci, seule une courte majorité de Français voterait pour un maintien de la France au sein de l’UE (52%), contre 24% pour sa sortie, 6% qui n’iraient pas voter et 18% qui ne se prononcent pas. Sur ce sujet aussi la France se distingue des autres pays européens consultés. La part des Français déclarant qu’ils voteraient pour un maintien est bien moins importante qu’en Allemagne (75%), Pologne (75%), Irlande (73%), Espagne (72%) où près des ¾ des personnes interrogées voteraient pour un maintien. C’est vrai aussi aux Pays-Bas mais dans une moindre mesure, où 60% des personnes interrogées voteraient en faveur d’un maintien de leur pays dans l’UE.

Un jugement sévère sur le rôle de Boris Johnson dans les négociations

Dans le cadre de ces négociations, les Français jugent sévèrement le rôle joué jusqu’à présent par Boris Johnson : ils sont 42% à considérer qu’il a joué un rôle négatif, contre 14% qu’il a joué un rôle positif et 18% un rôle ni positif ni négatif. Ils sont en revanche nettement moins critiques (même si partagés) s’agissant du rôle joué par Thérèsa May (24% disent qu’elle a eu un rôle positif, 24% un rôle négatif et 27% un rôle ni positif ni négatif) et la Commission européenne (29% un rôle positif, 14% un rôle négatif et 32% un rôle ni positif ni négatif).

De fait, 45% des Français ne pas confiance au Premier ministre britanique pour trouver une solution satisfaisante au Brexit avant le 31 octobre.

La confiance fragile des Français à Emmanuel Macron pour arriver à une solution satisfaisante avant le 31 octobre alors que le niveau de préparation de la France en cas de Brexit sans accord le 31 octobre est loin d’être évident

Un niveau de confiance qui reste modéré (et fragile) pour l’ensemble des décideurs testés, y compris Emmanuel Macron : 1 Français sur 4 (25%) lui fait confiance pour arriver à une solution satisfaisante avant le 31 octobre contre 32% qui ne lui font pas confiance. Et ce alors que les Français expriment des doutes sur le niveau de préparation de leur gouvernement en cas de Brexit sans accord le 31 octobre 2019 : ils sont en effet 41% à penser qu’il est préparé contre 37% qu’il ne l’est pas.

Voir l'ensemble des résultats ci-dessous :

Source : Kantar

Notes de la rédaction

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