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France Insights

Élections Municipales 2020 : Montélimar, notre analyse

Pierre Latrille

Chargé d’études sénior

Politique 25.02.2020 / 11:00

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Notre analyse de la situation politique à Montélimar dans la perspective des élections Municipales.

 


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Contexte et enjeux

Longtemps dirigée par des maires de gauche, que ce soit sous l’étiquette radicale ou socialiste, Montélimar a connu un changement politique en 1989, avec la victoire d’un candidat de droite (UDF), changement qui s’est confirmé dans la durée, la municipalité étant resté à droite depuis ces 30 dernières années.

Elu en 2001, le maire actuel, Franck Reynier a été réélu par la suite en 2008 et 2014. Aux dernières élections, il a réussi à se faire élire dès le premier tour face à la gauche et au Front National, avec 52% des voix, profitant de l’absence de concurrence à droite. Cette année, il brigue un quatrième mandat, dans un contexte qui s’annonce beaucoup plus compliqué.

Lors de l’élection présidentielle de 2017, Montélimar a connu des résultats plutôt proches de ceux observés à l’échelle nationale, même si la ville a placé Marine Le Pen en tête avec 23,2% des voix, devant Emmanuel Macron (22,6%), François Fillon (20,6%) et Jean-Luc Mélenchon (19,1%). Les résultats des quatre principaux candidats à l’échelle de la ville sont donc proches de ceux obtenus sur l’ensemble du pays. Même constat pour les élections européennes, où la liste du Rassemblement National est arrivée en tête avec 25,2% des suffrages, devant celle de la République en Marche (22%) et d’Europe Ecologie Les Verts (14%).        

Comme en 2014, la gauche montilienne se présente sous le signe de l’unité, avec une seule liste. La tête de liste, déjà candidate en 2001 et 2008 et colistière du candidat de la gauche en 2014, Catherine Coutard est donc une candidate expérimentée. Membre du Mouvement Républicain et Citoyen, elle a également été candidate aux élections européennes de 2019 sur la liste de la France Insoumise.

Elue députée en 2017, la candidate de la République en Marche Alice Thourot se présente en représentante de la majorité présidentielle, mais dans un contexte beaucoup moins favorable à la République en Marche que celui de juin 2017 qui avait permis son élection à la députation.

A droite, le maire sortant Franck Reynier est dans une situation plus difficile qu’en 2014. En effet, une autre liste de droite, soutenue par Les Républicains bien que le candidat n’ait pas été officiellement investi sera présente, dirigée par Julien Cornillet, fils de l’ancien maire Thierry Cornillet (1989-1999). Cette candidature à droite pourrait mettre en ballotage le maire sortant.

Enfin, le Rassemblement National présentera une liste dirigée par Ludovic REYNIER. Si le parti réalise de bons scores aux élections nationales à Montélimar, il n’avait récolté « que » 18% des voix lors de la précédente élection, malgré la présence du président du Front National de la Jeunesse, Julien Rochedy, comme tête de liste.

Ce que disent les sondages

Dans ce contexte, l’IFOP a réalisé une enquête pour les Républicains en octobre 2019, enquête publiée quelques mois plus tard :

Avec cinq candidatures testées, le contexte s’annonce très différent de l’élection municipale de 2014. Si la gauche unie est créditée d’un score (25%) plutôt proche de celui réalisé en 2014, le maire sortant ne pourrait pas prétendre à une victoire dès le premier tour, puisqu’il ne bénéficie que de 31% des intentions de vote. Ce dernier subit la concurrence d’Alice Thourot, candidate LREM (16% des intentions de vote) et de Julien Cornillet pour Les Républicains (18%). La liste du Rassemblement National n’enregistrerait que 10% des intentions de vote, subissant elle aussi la multiplication des candidatures.

En cas de candidature unique à droite (alliance Reynier-Cornillet), qui parait peu probable, la liste de droite enregistrerait 43% des voix, contre 28% pour la gauche, 16% pour LREM et 13% pour le RN.

Au second tour, quelle que soit l’hypothèse testée, le maire sortant arriverait en tête, mais avec des situations très différentes. La situation la plus difficile pour Franck Reynier serait celle d’une quadrangulaire avec une droite divisée. Il arriverait alors en tête avec 34% des voix, devant la gauche (27%), les Républicains (24%) et LaREM (15%). En cas d’alliance avec LaREM, la candidature du maire sortant bénéficierait d’un meilleur score, bien que plutôt faible : 39% des voix, devant les Républicains (32%) et la gauche (29%). En revanche, en cas d’union de la droite, les chances du maire apparaissent plus élevées : si la liste de Franck Reynier fusionnait avec celle de Julien Cornillet, elle obtiendrait 52% des votes, contre 29% pour la gauche et 19% pour LaREM.

Pourquoi suivre l’élection municipale à Montélimar ?

La division de la droite apparait donc comme le principal enjeu et la principale nouveauté de ce scrutin. Si le maire sortant apparait en bonne position pour être réélu, il va devoir faire face à une élection plus contestée et difficile qu’ne 2014.


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Source : Kantar


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