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France Insights

Élections Municipales 2020 : Montpellier, notre analyse

Camille Morisson

Chef de groupe

Politique 03.03.2020 / 13:00

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Notre analyse de la situation politique à Montpellier dans la perspective des élections Municipales.

 


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Contexte et enjeux

Ancrée à gauche, la ville de Montpellier a longtemps été un bastion socialiste. Elu en 1977, George Frèche a ainsi conservé le pouvoir pendant 5 mandats, jusqu’à son passage à la présidence du conseil régional du Languedoc-Roussillon en 2004, date à laquelle Hélène Mandroux, socialiste également, lui a succédé avant d’être élue à son tour en 2008. En 2007 et en 2012, c’est également le candidat socialiste qui est arrivé largement en tête au premier tour de la présidentielle dans cette ville.

Pour autant, en 2014, Philippe Saurel (à l’époque adjoint PS à la culture, exclu du parti pour dissidence) qui se présente sous l’étiquette divers gauche, crée la surprise en gagnant la quadrangulaire qui l’oppose au socialiste Jean-Pierre Moure, au candidat de droite Jacques Domergue et à la candidate d’extrême droite France Jamet.

Aujourd’hui, Montpellier n’est donc plus – comme la majorité des villes en France – socialiste, mais reste une ville de gauche : si Emmanuel Macron (que Philippe Saurel a soutenu lors de la présidentielle) réalise un très bon score au second tour (77,67%), lors du premier tour, c’est Jean-Luc Mélenchon qui arrive très nettement en tête des votes avec un score de 31,46%.

Aux européennes, la liste soutenue par La République En Marche – pour laquelle le maire a appelé à voter afin de lutter contre l’extrême droite – arrive en tête (22,77%), mais la liste écologique réalise également un très bon score et arrive seconde (19,53%), 6 points au-dessus de la moyenne nationale.

À l’approche de l’élection municipale et neuf ans après la mort de Georges Frêche, l’incertitude et la division règnent à Montpellier avec un record de 14 candidats déclarés :

  • Le maire sortant, Philippe Saurel, a confirmé sa candidature (jusqu'alors, une opération au genou l’empêchait de commencer sa campagne), et a été rejoint par son adversaire aux municipales de 2014 et ancien leader de la droite à Montpellier, Jacques Domergue.
  • Malgré le soutien de Philippe Saurel au parti présidentiel, La République en Marche a fait le choix d’investir un candidat, en la personne de Patrick Vignal, ancien socialiste aujourd’hui député de La République En Marche de l’Hérault. Après une candidature indépendante, Anne Brissaud (Nouveau Centre) a rallié Patrick Vignal. C’est également le cas de Fernand Maraval (Citoyens démocrates solidaires).
  • Malgré de bons résultats aux élections européennes, et forts d’un contexte où les Montpelliérains subissent de plus en plus fortement les conséquences du réchauffement climatique, les écologistes ont rarement été autant divisés. En effet, alors qu’elle avait gagné l’investiture par des primaires et arrivait en tête des sondages Clothilde Ollier a perdu le soutien de son parti mi-janvier mais maintient sa candidature à la tête d’une liste écologique indépendante (et conserve pour le moment le soutien des Radicaux de Gauche, de Confluence – qui comprend des dissidents de la France Insoumise – et de Génération.s). Lors de l’assemblée générale du 4 février, Europe Ecologie les Verts a investi en tête de liste Coralie Mantion, architecte de métier et porte-parole actuelle de EELV à Montpellier. À noter que Jean-Louis Roumégas maintient également sa candidature dissidente.
  • La France Insoumise, qui ne présente pas de candidats à Montpellier, se voit pour sa part partagée entre le soutien officiel à la liste citoyenne #NousSommes menée par Alenka Doulain et les Insoumis qui soutiennent Clothilde Ollier, au travers du mouvement Confluence
  • Le parti socialiste a pour sa part investi Michaël Delafosse, ancien adjoint d’Hélène Mandroux, puis colistier de Jean-Pierre Moure lors des municipales de 2014, qui fait actuellement partie de l’opposition municipale de gauche. Sa candidature est également soutenue par le PCF et le PRG.
  • À l’extrême gauche, deux listes se sont déclarées : le 20 février, Maurice Chaynes – déjà candidat en 2014 – a déposé sa candidature pour Lutte ouvrière et, au dernier moment, Sylvie Trousselier – représentant la liste ouvrière d'unité - Montpellier 100 % services publics – s'est ajoutée aux treize candidats déjà déclaré.
  • Les Républicains, arrivés en troisième position après le Parti socialiste aux élections municipales de 2014 avec Jacques Domergue, ont investi Alex Larue, conseiller municipal assez peu connu du grand public contrairement à son prédécesseur. Il est également soutenu par l’UDI.
  • Mohed Altrad, homme d’affaire milliardaire président du Montpellier Hérault rugby, qui n’a pas reçu le soutien de La République en Marche comme il le souhaitait, a décidé de se présenter sans étiquette et compte à présent sur sa notoriété pour gagner l’élection. Il souhaite, avec sa liste « le cœur et l’action » « redonner à Montpellier ce que la ville (lui) a apporté».
  • Kamy Nazarian, 23 ans, a été investi par l’UPR. De son côté, Olaf Rokvam représentera le Rassemblement National. Ces deux candidats sont assez peu connus du grand public.
  • Enfin, Rémy Gaillard, humoriste et youtuber, se présente sans parti afin de défendre notamment la cause animale, pour laquelle il est déjà très engagé.

Ce que disent les sondages

Dans une ville où les candidats sont nombreux et où les incertitudes peuvent être importantes, un certain nombre de sondages ont été réalisés, et donnent les enseignements suivants :

Dans un paysage politique éclaté, et avant que EELV ne retire l’investiture à Clothilde Ollier, deux listes avaient l’avantage : la liste EELV et la liste DVG de Philippe Saurel (autour de 20%) avec un léger avantage à la première.  Un sondage plus récent – réalisé en février par Opinionway pour Métropolitain – prenant en compte les divisions chez les verts, en montre l’impact négatif pour ces derniers. En effet, aucune liste ne semble vraiment se distinguer des autres : Clothide Ollier atteint 9% des intentions de vote, Coralie Mantion 7% et Jean-Louis Roumégas 5%. Quant à Philippe Saurel, il arrive en tête des intentions de vote au premier tour (à 25%).

Plusieurs listes pourraient obtenir autour de 10% des suffrages exprimées et seraient donc en mesure de se maintenir au second tour :

  • La liste soutenue par FI (à 7%)
  • La liste de Rémy Gaillard (à 8%)
  • La liste du PS (à 12%)
  • La liste Mohed Altrad (à 10%)
  • La liste RN (à 7%)

Cet éclatement rend difficile la projection dans le second tour et la question des alliances décisives.

Pourquoi suivre l’élection municipale à Montpellier ?

  • Parce que dans cette 7e ville de France, la situation est particulièrement ouverte
  • Parce que Europe Ecologie les Verts, qui était bien placé pour faire un bon score dans cette ville, risque de souffrir d’une très forte division

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Source : Kantar


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