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France Insights

Élections Municipales 2020 : Nîmes, notre analyse

Camille Morisson

Chef de groupe

Politique 03.03.2020 / 13:00

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Notre analyse de la situation politique à Nîmes dans la perspective des élections Municipales.

 


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Contexte et enjeux

Longtemps dirigée par le Parti Communiste (de 1965 à 1983 avec Emile Jourdan puis entre 1995 et 2001 avec Alain Clary), la ville de Nîmes est désormais dirigée par la droite depuis l’élection de Jean-Paul Fournier en 2001.

Le paysage politique nîmois continue sa mutation et l’on assiste à une montée du Rassemblement national. Si à l’élection municipale de 2014, Jean-Paul Fournier et sa liste Divers droite, était arrivé largement en tête avec 46.8% des votes exprimés, le Front national, avec Yoann Gillet, avait, lui, réalisé un bon score (21.6%) et était arrivé deuxième à l’issue d’une quadrangulaire. Aux européennes en 2014 et en 2019, c’est le Rassemblement national qui était de nouveau arrivée en tête, devant l’UMP en 2014, et La République en Marche en 2019.

Bénéficiant par ailleurs d’un fort ancrage dans le département (Gilbert Collard, est par exemple Député RN de la 2e circonscription du Gard), le Rassemblement national a donc des raisons d’y croire. D’autant plus que le paysage politique local est divisé : après des tentatives de rapprochement, la gauche part divisée – le Parti Communiste se présentant seul – et la droite verra notamment s’affronter le maire sortant Jean-Paul Fournier à son ancien allié et premier adjoint (devenu Président de l’agglomération) Yvan Lachaud, soutenu par La République en Marche.

Les forces en présence sont donc :

  • Le Parti Communiste, dont la liste est menée par Vincent Bouget, Secrétaire départemental du Parti Communiste dans le Gard. Après avoir tenté une union de la Gauche, le Parti Communiste a décidé de se présenter seul, estimant que seul son candidat représentait la « vraie gauche ».

  • Daniel Richard, actionnaire majoritaire de Souleiado, anciennement PDG de Séphora et ex-président de la fondation WWF France, est soutenu par Europe Ecologie les Verts, et plus récemment par le Parti socialiste (qui a écarté une candidature de Jérôme Puech) mais aussi par la France Insoumise. À noter que si une majorité des militants Insoumis ont voté le ralliement à Daniel Richard, celui-ci a été contesté en interne.  

  • Le parti animaliste qui, pour la première fois depuis sa création en 2016, se présente à la prochaine élection municipale, avec pour tête de liste Stéphane Gilli – PDG de Cap Sud. Son programme est entièrement basé sur le bien-être animal, et en particulier l’abolition de la corrida, sujet central et très clivant à Nîmes.

  • Yvan Lachaud, Président de Nîmes Métropole et ex-premier adjoint de Jean-Paul Fournier, soutenu par La République en Marche et le MoDem. Il a été rejoint par Olivier Jalaguier, ancien militant Les Républicains qui avait demandé l’investiture de LaREM avant de se rétracter pour annoncer une candidature sans étiquette.

  • David Tébib, patron du club de hand de l'Usam Nîmes Gard, n’a pas reçu l’investiture de LaREM comme il l’espérait, et se présente sans étiquette. Le leader de l’association TPNA (Tous pour notre avenir) Jean-Paul Boré – qui avait récolté 9% des voix au scrutin de 2014 – a annoncé, lors des vœux de son association le 29 janvier, un rapprochement avec David Tébib. Ce rapprochement survient environ une semaine après que Jean-Paul Boré ait été écarté de sa première alliance avec Daniel Richard. 

  • Les Républicains ont investi Jean-Paul Fournier, le maire sortant, qui a déjà réalisé trois mandats.

  • Yoann Gillet, Conseiller municipal dans l’opposition et Conseiller régional d’Occitanie, a été investi par le Rassemblement national.

Ce que disent les sondages

Fort d’un bilan municipal positif – selon un sondage de nos confrères d’Ipsos la municipalité a effectué depuis 2014 un bon travail (à 72%) – Jean-Paul Fournier peut espérer remporter la prochaine élection municipale puisqu’il arrive assez largement en tête d’intentions de vote réalisées en janvier et février 2020 par Ipsos (à 34% en janvier et 33% en février).

Tout n’est pour autant pas joué d’avance :

  • Daniel Richard, soutenu par EELV et probablement fort de l’alliance avec le Parti Socialiste et la France Insoumise, et Yoann Gillet, pour le Rassemblement National, sont au coude à coude : Yoan Gillet arrive second en février (20% d’intention de vote, +1 par rapport à janvier), et Daniel Richard troisième après une légère baisse par rapport à janvier (18%, -2).
  • Yvan Lachaud, soutenu par La République en Marche et le MoDem, arrive ensuite avec 15% des voix. À noter que selon ces sondages, si David Tébib se joignait à Yvan Lachaud, leur score atteindrait celui de Daniel Richard et de Yoan Gillet.

Pourquoi suivre l’élection municipale à Nîmes ?

  • Parce que pour le moment, un duel pour la 1ère place du 1er tour (comme à Perpignan) entre les listes EELV et alliés et celles du Rassemblement national semble se dessiner.
  • Parce que si le maire sortant est pour le moment favori, tout est encore possible : des alliances pourraient en effet changer la donne au second tour pour Daniel Richard, Yvan Lachaud et Yoann Gillet.

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Source : Kantar


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