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France Insights

Élections Municipales 2020 : Toulouse, notre analyse

Émilie Rey

Chargée d’études

Politique 06.02.2020 / 09:00

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Notre analyse de la situation politique à Toulouse dans la perspective des élections Municipales.

 


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Contexte et enjeux

On ne présente plus Toulouse, capitale de la région Occitanie et cœur économique du Sud-Ouest qui va une nouvelle fois afficher ses contrastes politiques lors de ces élections municipales.

Surnommée capitale du mouvement des « Gilets jaunes » avec une mobilisation qui ne s’est pas essouflée, tous les samedis, depuis novembre 2018, Toulouse illustre ainsi sa longue tradition de contestation citoyenne et politique. Celle-ci s’est traduite dans les urnes dès les élections municipales de 2001 où le collectif musical et politique Motivé-e-s avait obtenu 12,49% des sufrages ou plus récemment avec le score de Jean-Luc Mélenchon au 1er tour de l’élection présidentielle 2017, en tête dans la ville avec 29,17% des voix.

Si Toulouse exprime une sensibilité politique marquée à gauche lors des scrutin nationaux, c’est la droite républicaine qui gère la ville depuis 1971 (à l’exception du mandat de Pierre Cohen entre 2008 et 2014), avec les élections successives de Pierre Baudis puis Dominique Baudis, Philippe Douste-Blazy et enfin le maire actuel Jean-Luc Moudenc.

A noter que c’est une ville où le Rassemblement national y est plus faible qu'au niveau national, le parti n'y a plus d'élus municipaux depuis 2001 et Marine Le Pen y est arrivée en 5e position du 1er tour de l’élection présidentielle de 2017, derrière Benoît Hamon, avec 9,41% des voix.

Qui sont les candidats déclarés ?

  • Malena Adrada, professeur des écoles à Toulouse et porte-parole régionale du parti Lutte Ouvrière. Présente sur la liste du parti aux élections européennes de 2019, elle était également candidate aux élections municipales 2014 dans la ville de Muret (31).

  • Pauline Salingue, éducatrice spécialisée au CHU de Toulouse conduira la liste du NPA dont elle est membre depuis 2009.

  • Antoine Maurice directeur d’association et membre du parti Europe-Ecologie-les Verts. Il est actuellement conseiller municipal dans l’opposition. Pour cette élection, il a pris la tête du collectif « Archipel citoyen ». Un collectif alliant démocratie participative, citoyenneté et écologie, crée en 2017 et qui rassemble notamment la France Insoumise, Nouvelle Donne et des dissidents socialistes et communistes. Aux élections européennes de 2019, le parti EELV est arrivé en seconde position dans la ville avec 21,28% des voix.

  • Pierre Cohen, ancien maire de Toulouse de 2008 à 2014, représentant le parti Génération.s de Benoît Hamon. Sa candidature est toujours envisagée mais incertaine. Il tente de fédérer derrière lui les forces de gauche.

  • Nadia Pellefigue, vice-Présidente de la région Occitanie, conduit la liste « Une nouvelle énergie pour Toulouse ». C’est elle qui aura la tâche de représenter le Parti socialiste pour cette élection avec, à ses côtés, le sénateur Claude Raynal.

  • Quentin Charoy, jeune militant de 25 ans, réprésentera le Parti animaliste. Il a déclaré sa candidature aux municipales en janvier 2020. Le Parti animaliste avait totalisé à Toulouse, aux élections européennes de 2019, 1,5% des voix.

  • Franck Biassoto, adjoint au maire La République en marche, il conduira cependant une liste MoDem pour ces élections municipales.

  • Jean-Luc Moudenc, maire sortant, membre du parti Les Républicains. Il remet sa candidature en jeu à Toulouse et s’allie à La République en Marche. En effet, plusieurs membres locaux de LaREM seront présents sur sa liste. Alliance que les deux partis ne qualifient pas de circonstances mais « d’accord de fond ».

  • Françis Manaud, désigné par le parti Debout la France !, il est retraité du secteur des assurances. Il a déjà été candidat pour DLF aux législatives de 2007 et aux départementales de 2015.

  • Quentin Lamotte, élu conseiller régional en 2015, s'est présenté sur la liste Front national pour les municipales en 2014 puis aux législatives 2017 dans la première circonscription ainsi qu’aux élections départementales.

Ce que disent les sondages

Le dernier sondage d’intentions de vote pour la ville de Toulouse date de mai 2019 et a été réalisé par nos confères de BVA. Il présentait deux hypothèses, l’une où Jean-Luc Moudenc conduisait une liste Les Républicains-UDI et radicaux seulement, l’autre où il mènerait une liste de rassemblement avec La République en Marche et le MoDem. Dans ces deux hypothèses, le maire sortant arrivait premier du 1er tour de l’élection avec 36% des intentions de vote pour la première et 40% en s’alliant à La République en Marche. Nous savons aujourd’hui que c’est cette dernière hypothèse que Jean-Luc Moudenc a choisi.

Du côté des différentes forces de gauche, le sondage présentait une liste la France Insoumise conduite par Manuel Bompard, dont la candidature n’est plus d’actualité, créditée à 11%. En effet, La France Insoumise sera aux côtés du parti Europe-Ecologie-les Verts représenté par Antoine Maurice, crédité lui à 16% d’intentions de vote en mai 2019.

Pour le Parti socialiste, le sondage faisait l’hypothèse d’une liste conduite par Claude Raynal qui recueillait 13% d’intentions de vote. Si le sénateur Claude Raynal sera à ses côtés on sait aujourd’hui que c’est Nadia Pellefigue qui conduira la liste du Parti socialiste. Cette dernière était créditée à 5% d’intentions de vote pour une liste divers gauche dans ce sondage.

Quentin Lamotte était crédité autour de 9% pour le Rassemblement national selon les hypothèses.

Enfin, la candidature de Pierre Cohen pour le parti Génération.s et non encore officiellement présentée n’était pas envisagée. La récente candidature de Quentin Charoy en janvier 2020 pour le Parti animaliste, non plus.

Selon un sondage publié par l’Ifop en février, 56% des Toulousains souhaiteraient que le maire sortant Jean-Luc Moudenc soit réélu en mars 2020.

Pourquoi suivre l’élection municipale à Toulouse ?

  • Car une gauche unie derrière la candidature « Archipel citoyen » d’Antoine Maurice pourrait rivaliser avec le maire sortant Jean-Luc Moudenc.
  • Si la plupart des listes sont déjà constituées à quelques semaines de l’élection, de nouvelles alliances et listes pourraient tout de même entrer dans la course aux municipales dans la ville rose.
  • Rien n’est donc écrit pour Toulouse avant cette élection, et on ne sait quel choix feront les électeurs toulousains au 2nd tour entre tropisme de gauche et droite traditionnelle.

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Source : Kantar


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