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France Insights

Rapport des jeunes à l’argent : de l’optimisme malgré les difficultés

Sylvain Lefort

Directeur du contenu, Kantar TNS

Société 26.03.2015 / 15:35

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Une nouvelle étude réalisée par TNS Sofres pour Axa, décortique les relations que les jeunes âgés de 16 à 24 ans entretiennent avec l’argent.

Les parents restent incontournables dans le rapport des jeunes à l'argent, que ce soit dans le soutien financier (47% des 16-24 ans ont leurs parents comme principale source de revenus) ou dans l'éducation financière. Sur ce plan, plus de ¾ des jeunes déclarent avoir appris à gérer leur argent grâce à leurs parents (77%, +7 points par rapport à 2014). Les parents sont également, et de loin, les premiers interlocuteurs des jeunes sur les questions d'argent : pour 74%, c'est avec eux que l'on parle le plus facilement d'argent dans leur entourage.

Des jeunes bien construits dans leur rapport à l'argent

On retrouve du reste chez les jeunes le même rapport complexe et ambivalent à l'argent que chez leurs aînés. Si le plaisir est le sentiment qui définit le mieux le rapport à l'argent pour les 16-24 ans (44% les associent), ce sont la sécurité (citée par 38%) et le sérieux (32%) qui complètent le podium.

Traduction concrète des bases posées par les parents, on observe un réel sens de la gestion chez les jeunes : 82% ont dit savoir, à l'instant où ils ont répondu à l'enquête, quel était leur « reste à dépenser » du mois, tandis que 79% déclarent faire leurs comptes au moins une fois par mois (1 sur 5 le faisant tous les jours ou presque).

Chiffres clés

  • 63% des 16-24 ans se sont déjà retrouvés à court de cash
  • 27% déclarent être dans une situation financière difficile

Un certain optimisme pour leur avenir…

Malgré un contexte de crise que l'on pourrait imaginer comme angoissant à un âge charnière, on constate un certain optimisme chez les jeunes lorsqu'il s'agit pour eux de se projeter dans leur future situation financière : 78% pensent qu'ils auront, à l'âge de leurs parents, au moins autant d'argent qu'eux (dont 37% qu'ils en auront plus). La crainte d'un déclassement est donc peu présente chez les jeunes.

A noter également que parmi ceux qui considèrent que leurs parents ont des problèmes d'argent (14% disent qu'ils ont « régulièrement des problèmes d'argent », 5% « vraiment du mal à s'en sortir »), c'est une moitié des jeunes (48%) qui pensent qu'ils auront plus d'argent qu'eux : pas de fatalisme donc dans la façon d'envisager leur avenir face à l'argent.

…qui ne doit pas masquer des difficultés à sécuriser son budget au quotidien

Si l'optimisme est de mise sur sa situation financière future et que les jeunes font preuve de prudence dans la gestion de leur budget, ils éprouvent toutefois de réelles difficultés au quotidien. 27% déclarent être dans une situation financière difficile : 18% qu'ils ont « régulièrement des problèmes d'argent » et 9% qu'ils ont « vraiment du mal à s'en sortir ». Des chiffres par ailleurs très symétriques à la situation qu'ils attribuent à leurs parents : une forte corrélation entre leur situation et celle de leurs aînés.

De fait, une large majorité des 16-24 ans a déjà connu des situations difficiles : 63% se sont déjà retrouvés à court de cash, 51% à ne pas avoir d'argent de côté, et 4 sur 10 contraints d'emprunter de l'argent à des proches. Parmi la catégorie des jeunes actifs occupés (salariés ou entrepreneurs, âgés de 19 à 24 ans), 52% ont connu une situation de découvert, et c'est même une difficulté qui arrive souvent pour 26% d'entre eux.

L'étude des dépenses à charge et du poids de chacune d'elle dans le budget des jeunes illustre ces difficultés qui vont grandissantes avec le passage à la vie active. Sur 10 postes de dépenses proposés, les lycéens n'en ont en moyenne que 2 à leur charge (essentiellement les sorties et les vêtements), pour 6 en moyenne pour les étudiants et jusqu'à 9 pour les jeunes actifs. Les dépenses de nécessité (logement, déplacements et alimentation) constituent pour ces derniers les principaux postes de dépenses.

Un besoin d'accompagnement pour rester dans l'optimisme ?

L'ambivalence du rapport des jeunes à l'argent, entre plaisir et sérieux, difficultés de gestion au quotidien et optimisme, se lit encore dans leurs modalités de recherche et d'échange sur les questions d'argent. Elles s'articulent autour de deux axes bien distincts : d'une part, la sphère intime, avec des échanges avec les parents mais une réticence à parler d'argent avec les amis (pour ¼ des jeunes, c'est avec eux que l'on parle le moins facilement d'argent), et d'autre part, les réseaux sociaux.

En effet, 56% des jeunes disent chercher des avis ou des conseils sur l'argent via cette source (dont 30% « souvent ») et 43% y donnent leur avis ou parlent de leur situation (dont 21% « souvent »). On peut y déceler une volonté d'entretenir l'anonymat vis-à-vis de leurs pairs, mais aussi s'interroger sur la pertinence et la qualité des réponses recueillies par ce biais.

 

Source : Kantar TNS


Notes de la rédaction

Enquête réalisée online pour Axa Banque, auprès d'un échantillon de 1002 jeunes, représentatif des jeunes en France âgés de 16 à 24 ans, du 12 au 23 février 2015.

Pour interviewer les experts de TNS Sofres, contactez-nous.

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